difference entre couts fixes et couts variables

Quelle différence entre les coûts variables et les coûts fixes ?

Si vous avez une entreprise et que vous vous occupez donc de la gestion de cette dernière, vous êtes obligé(e) à un moment ou à un autre de faire la différence entre les coûts fixes et les coûts variables. Cette distinction est capitale car elle détermine votre seuil de rentabilité et donc, le moment à partir duquel vous commencerez à faire des bénéfices au cours de votre exercice.

Les coûts variables fluctuent en fonction de l’activité

Pour faire simple, et pour comprendre la différence fondamentale entre un coût fixe et un coût variable, il faut regarder l’activité de l’entreprise. Les coûts variables, parfois appelées charges variables, évoluent en fonction de cette dernière. Pour prendre un exemple concret, les frais de transactions sur un E-commerce avec Paypal évoluent avec le nombre de commandes payées par vos utilisateurs. Plus vous vendez, plus vous paierez de frais Paypal. On peut donc considérer cette charge supportée par votre entreprise ou société comme un coût variable. Plus vos transactions augmentent, plus vos frais sont importants en volume alors même que la charge variable en elle-même garde théoriquement la même part (le taux) sur le volume. On pourrait également intégrer comme coût variable le transport des matières pulvérulentes  ou encore de marchandises dans le cadre d’activités commerciale et d’activités de production.

Les coûts fixes sont déconnectés du chiffre d’affaires

A l’inverse, les frais fixes ne sont pas directement liés à ce même volume d’activité, de chiffre d’affaires notamment. Prenons l’exemple d’un local pour un commerçant, celui-ci (à moins qu’une part soit variable comme dans certaines galeries de grandes surfaces) reste fixe et est dû chaque mois, quel que soit le volume d’affaires réalisé. Jusque là, la distinction est assez simple mais vous comprenez qu’il faut avoir un centre de traitement des coûts pour distinguer, par exemple sur une facture, ce qui relève réellement des couts variables et des coûts fixes. Une analyse approfondie permet ainsi de travailler sur la réduction des frais pour augmenter la rentabilité de votre entreprise.

Utiliser les coûts variables et fixes pour calculer le seuil de rentabilité

Lors d’un diagnostic de gestion, on parle nécessairement de rentabilité. Pour cela, la discrimination entre charges variables et charges fixes sera nécessaire pour déterminer le moment où l’entreprise devient rentable. Il existe pour cela, après traitement donc, une formule simple à mettre en place tirée de ces chiffres. On utilise pour cela la notion de marge sur coûts variables.

La marge sur coûts variables (parfois appelée simplement par les contrôleurs de gestion MCV), c’est celle qui permet de déterminer les marges de manœuvres au regard des frais fixes. Son calcul est le suivant :

Marge sur Coûts Variables = Chiffre d’affaires – Charges variables

Le montant obtenu, au moment où il couvre dans l’année l’ensemble des frais fixes de l’entreprise, permet d’obtenir le seuil de rentabilité. En d’autres termes; lorsque la marge sur coûts variables finance l’ensemble des coûts fixes, vous commencez à être rentable. En pratique, une entreprise qui n’est pas bénéficiaire sur un exercice donné N, n’a pas une marge sur coûts variables suffisante pour financer l’ensemble des frais non liés au volume d’activité. En faisant une analyse plus fine, par mois ou par jour même, il est possible de déterminer une date dans le calendrier correspondant à ce point précis qu’est le seuil de rentabilité et plus précisément “le point mort”. La surprise est de taille dans les prévisionnels lorsque l’on s’aperçoit que la date en question a lieu l’année suivante…

X.D